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Publié : 13 janvier 2016
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Rencontre avec Ginette Kolinka

Rescapée du camp d’Auschwitz-Birkenau

Répondant à l’appel à projet lancé par le Mémorial de la Shoah et la Région Normandie, les élèves de 1re L du Lycée Porte de Normandie conduiront toute l’année une réflexion sur les enjeux, les difficultés et les exigences de la mémoire de la Shoah.

Dans le cadre de la préparation du voyage d’étude des élèves à Auschwitz au mois de mars, les élèves se sont rendus au Mémorial de Caen le jeudi 17 décembre.

Après avoir découvert l’exposition permanente du musée pour la paix lors d’une visite guidée, les élèves ont rencontré Ginette Kolinka, ancienne déportée, survivante du camp d’Auschwitz-Birkenau. Celle-ci a raconté son histoire et celle de sa famille : la vie face aux lois antijuives dans la France de 1940-1943, le passage en zone libre en 1942, la dénonciation et l’arrestation d’une partie de la famille en mars 1944, la déportation et la vie au camp d’Auschwitz-Birkenau.

Ginette Kolinka lors de son témoignage

Ginette Cherkasky est née à Paris en 1925. Son père Léon dirige un petit atelier de fabrication d’imperméables dans le quartier du faubourg du temple. Par peur des arrestations, la famille Cherkasky franchit clandestinement la ligne de démarcation au cours de l’été 1942 et s’installe à Avignon, où elle s’efforce de reprendre une vie normale.

Le 13 mars 1944, en rentrant déjeuner, elle tombe nez à nez avec les agents de la Gestapo venus les arrêter. Elle est incarcérée à la prison des Baumettes, à Marseille, avec son père, son petit-frère de 12 ans, Gilbert, et un neveu, Georges, âgé de 14 ans. Tous les quatre sont transférés au camp de Drancy le 2 avril, et déportés à Auschwitz le 13, au départ de la gare de Bobigny, dans un convoi de 1500 personnes.

A l’arrivée à Auschwitz, son père et son frère, fatigués, montent sans le savoir dans les camions qui partent directement vers les chambres à gaz. Ginette fait partie d’un groupe de 91 femmes sélectionnées pour le travail, et reçoit le matricule 78599. Elle ne reverra plus Georges, son neveu, emmené au camp des hommes. Fin octobre 1944, elle est transférée à Bergen-Belsen, puis en février 1945 dans une usine de matériel aéronautique à Raguhn, près de Leipzig.

A l’approche des troupes alliées, le 13 avril 1945, elle est placée dans un nouveau convoi en direction du camp de Theresienstadt où elle tombe malade du typhus.

Libérée par l’Armée rouge, elle est rapatriée à Lyon le 3 juin et rentre à Paris où elle retrouve sa mère et quatre de ses cinq soeurs. Léa, la mère de Georges, arrêtée à Paris et déportée à Auschwitz le 13 février 1943 par le convoi n° 48, n’a pas survécu.

Ginette Kolinka et Mathias Orjekh du Mémorial de la Shoah

Devant les six classes venues de différents établissements des Académies de Rouen et de Caen, le récit de Ginette de Kolinka fut d’une grande précision et d’une grande simplicité. Sans apitoiement, refusant tout titre de gloire, elle décrit sobrement la déshumanisation imposée et subie pendant sa déportation.

A l’issue de ce témoignage, les élèves du Lycée Porte de Normandie ont pu poser à Madame Kolinka de nombreuses questions.

Retrouvez un extrait de la transcription du témoignage de Ginette Kolinka.

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Retrouvez également une vidéo avec Ginette Kolinka en cliquant sur le lien suivant :
http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/ginette-kolinka-je-me-faisais-le-plus-petit-possible-634547

Frédéric Jurczyk et Pierre-Etienne Schmit, coordinateurs du projet


Les élèves de la 1ère L devant le Mémorial de Caen

Vous trouverez, ci-dessous, la présentation de l’ensemble du projet "La Shoah et les exigences de la mémoire"

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